Rafails Rozentāls

 

Rafails Rozentāls naît à Riga en septembre 1937 d’une famille intellectuelle juive. Son père est un avocat de grand talent, sa mère est éducatrice, à la maison ils parlent le russe et le yiddish.
Quelque mois après l’annexion de la Lettonie par l’URSS, son père est dénoncé pour avoir présidé une association sioniste quand il était étudiant à la faculté de droit de Riga. Ce dernier est arrêté et condamné aux travaux forcés la nuit du 14 juin 1941. Rafails et sa mère sont alors déplacés dans un village de la région de Tomsk, en Sibérie.
Le reste de la famille restée à Riga périt dans le ghetto, certains sont fusillés dans la forêt de Rumbala, où ont été assassinés tous les Juifs lettons, quelque mois après l’arrivée des nazis.
Un an plus tard le père de Rafails est libéré du camp de travail de Solikamsk, dans la région de Perm,’ il réussi à les retrouver et à les rejoindre. En 1946 ils partent, tous les trois, s’installer dans la ville de Krasnoïarsk. Son père y trouve un emploi de comptable, puis ils réussissent à obtenir un petit logement.
Rafails s’inscrit à la faculté de médecine de Krasnoïarsk. C’est là qu’à partir de 1952, de nombreuses célébrités de la médecine soviétique furent reléguées, suite à l’affaire des blouses blanches, concernant les médecins, souvent d’origine juive, accusés d’avoir assassiné des membres du Politburo. Rafails eut la chance d’étudier avec la plupart d’entre elles.
En 1956, la famille Rafails Rozentāls est libérée de l’obligation de vivre en Sibérie et rentre à Riga où Rafails termine ses études et commence une carrière de chirurgien. Il devient un grand spécialiste international de la transplantation du foie.