Vladimir Siderski

 

Vladimir Siderski naît en 1926. Il est fils d’un acteur de la Révolution ayant eu de hautes fonctions politiques et administratives en Ukraine, fusillé en 1937. Il devient donc fils d’un ennemi du peuple. Il voit le début de la guerre à Kiev et est évacué en Sibérie, puis à Tomsk et à Moscou. Il part en Sibérie sans sa mère, puisque celle-ci est femme d’un ennemi du peuple et, en tant qu’«amie avec les Allemands», elle n’a pas le droit de quitter la ville. Elle y décède du typhus.

En avril 1945, il met en doute les répressions staliniennes, il est alors arrêté et condamné au camp. Il est envoyé à Rybinsk, puis à Petchora où il passe plusieurs années. Il estime «avoir eu de la chance», car à partir d’un certain moment, il a bénéficié de conditions de vie privilégiées par rapport aux autres prisonniers.

Il retourne en Ukraine à sa libération, en 1951, mais il reste interdit de séjour à Kiev, dans les grandes villes d’Ukraine et dans les zones frontières. Il trouve un travail à Chernigov, bien que son passé transparaisse parfois. Il revient ensuite à Kiev et participe aujourd’hui à la commission de réhabilitation des répressions.