Témoigner Bibliographie

 

Les déportés de l’extérieurs de l’URSS dans ses frontières de 1939 ont laissé une littérature mémorielle importante, pas seulement dans leur langue, mais aussi dans les langues d’Europe occidentale: certains d’entre-eux, libérés, sont venus en France, au Royaume Uni et aux Etats-Unis et y ont écrits leurs mémoires en anglais ou français. On peut distinguer deux “vagues” différentes d’écrits, la première juste après la Seconde guerre mondiale, la seconde à partir de la fin des années 1980, en particulier durant les années 1990 et 2000. Les premiers mémorialistes étaient souvent des intellectuels ou des politiques qui voulaient présenter les pratiques répressives soviétiques à l’opinion publique, et qui ont parfois conçu leur ouvrage comme une partie de leur combat intellectuel et politique: leurs écrits étaient souvent déconsidérés par les contemporains qui les accusaient de propagande anti-soviétique. Ceux écrits plus tardivement ont été reçu avec moins de scepticisme et ont été écrits dans un autre but. Beaucoup de ces mémorialistes ont commencé à écrire durant leur retraite, ayant essayé, auparavant de reprendre une vie normale, souvent dans un contexte étranger; ils n’étaient alors guère intéressés à raconter leur douloureux passé. D’autres ont décidé de parler “avant qu’il ne soit trop tard”, pour établir ou corriger l’histoire telle qu’elle s’écrit.

Cette salle est constituée d'un ensemble de bibliographies, réalisées par Antonio Ferrara, donnant la liste des témoignages individuels, recueils de témoignages et autres récits, publiés en anglais, français ou italiens.