Michał Giedroyć

 

Michał Giedroyć naît en janvier 1929 à Łobzów, en Biélorussie occidentale, alors polonaise, d’une ancienne famille lituanienne. A la maison ils parlent polonais. Son père, sénateur et juge, administre le grand domaine familial à Łobzów.

Le 21 septembre 1939, son père est arrêté dans son domaine; en avril 1940, lui, sa mère et ses deux grandes sœurs sont déportés à Nikoloevka, au nord du Kazakhstan, où sa mère travaillera dans un kolkhoze.
Amnistiés en août 1941, ils se dirigent vers l’Ouzbékistan pour rejoindre l’armée du général Anders et quitter l’Union soviétique via l’Iran.
Michał est trop jeune pour être envoyé au combat, où des milliers de Polonais sous commandement Alliés libèrent l’Italie – en emportant notamment l’âpre bataille de Monte Cassino –, et en 1944 il rejoint Camp Barbara, près de Gaza en Palestine, pour recevoir une formation militaire. Là, le général Anders en personne lui remettra son diplôme.
En août 1947, il arrive en Angleterre où il commence des études. Il deviendra ingénieur aéronautique, se mariera et aura trois enfants.
Ce n’est qu’en 1948, après de nombreuses démarches, que lui et sa famille découvrent que leur père, Tadzio Giedroyć a été exécuté par le NVKD, en juin 1941, lors du transfert de la prison de Minsk à celle de Igumen, parce qu’il était trop faible pour marcher.
A la fin des années 2000, «pour vaincre les cauchemars qui le hantent souvent la nuit» il décide d’écrire ses mémoires publiés en anglais sous le titre de Crater’s Edge, [à la lisière du cratère].