Krzysztof Werner

 

Krzysztof Janusz Werner naît en 1928 à Drohobycz, en Ukraine occidentale, alors polonaise. Son père, homme droit, patriote, actif dans la vie associative, est arrêté en 1939 et meurt en déportation. Janusz poursuit sa scolarité et entre, en 1942, au lycée clandestin. En février 1944, il est enrôlé dans l’Armia Krajowa, l’Armée de l’Intérieur, et s’engage dans des activités de résistance. Il est arrêté en octobre 1944, comme tous les membres de sa division sortis de clandestinité après l’entrée de l’armée Rouge en Pologne orientale. Condamné en mars 1945 à 8 ans de travaux forcés, il entame en juillet 1945 son parcours au goulag.
Transféré d’un camp à un autre, il purge sa peine dans treize camps différents de la république des Komi, où il alterne des travaux de construction de chemin de fer à de longues périodes d’hospitalisation jusqu’à réussir à devenir aide soignant avant d’être, à nouveau, envoyé aux travaux communs. Libéré en août 1954, deux mois avant la fin de sa peine, c’est sur ordre de ses supérieurs de l’Armia Krajowa qu’il arrive à Lvov, chargé de missions dont, sermon oblige, il ne dira rien de plus… Un an plus tard, il rejoint sa famille rapatriée en Silésie. Il reprend ses études et travaille dans un bureau d’urbanisme de la ville d’Opole où il rencontre son épouse – fille d’un officier de réserve, arrêté en 1939 et retrouvé, un demi-siècle plus tard, sur la liste des exécutés à Miednoje. A partir de 1989, Krzysztof s’engage dans la création de la cellule de l’Union des soldats de l’Armée de l’Intérieur de sa région, dont il est depuis plusieurs années le président.