Anna Kovaltchouk-Tarassova De l'évasion au retour malheureux

 

Anna Kovaltchouk naît en 1937, en Ukraine occidentale, alors en Pologne. Elle y passe la guerre. A la fin de celle-ci, elle est déportée avec sa mère et ses frères (dont Grigori) dans la région d’Arhangelsk, sur dénonciation d’un voisin, pour avoir été partisan de Bandera, alors que son père a été fusillé par ces mêmes banderovci pour avoir été prosoviétique.

Après deux ans de déportation, sa mère décide de s’enfuir et de revenir dans son village. Elle achète un billet de train contre son foulard et fait un long voyage, passant par Moscou, qu'elle traverse d’une gare à l’autre en camion, et Kiev. De nombreuses personnes l’aident dans le train. 

Quelque temps plus tard dans leur village, ils se font à nouveau dénoncer par un voisin et déporter au même endroit. Puis, ils sont emmenés en train en Sibérie, jusqu’à Bratsk, alors un petit village, puis dans un village d’Ukrainiens, près de Kaltuk. Elle se marie avec un paysan de Kaltuk, où elle s’installe et devient paysanne. 

En 1984, elle a des problèmes de santé et ils partent en Ukraine, près de Tchernobyl. Après la catastrophe de la centrale atomique, ils repartent à Irkoutsk, où ils connaissent de nouvelles difficultés pour s’installer.