Adam Chwaliński

 

Adam Chwaliński naît en 1928 en Polésie (aujourd’hui en Biélorussie) dans une famille de colons civils. Le 10 février 1940, sa famille est arrêtée par le NKVD et déportée avec les 51 autres familles de son village natal. Après un voyage d’un mois, ils arrivent dans la région d’Arkhangelsk et sont installés dans un village construit peu avant par des déportés ukrainiens. Adam, alors âgé de 11 ans, et sa sœur Ewa Gienia accompagnent leur père dans la taïga où ils s’initient à la coupe du bois.

Peu à peu les enfants parviennent à réaliser la norme imposée : «2 cubes de 75 centimètres de largeur, 1,25 mètre de hauteur et 2 mètres de longueur, chacun». Durant l’hiver 1940-1941, ils sont chargés de l’entretien des bains collectifs puis retournent dans la taïga. Malgré leurs efforts, la faim emporte le petit frère et la nièce d’Adam. En novembre 1941, informés des accords entre le gouvernement polonais en exil et l’Union soviétique, les Chwaliński partent en Asie Centrale. Deux neveux d’Adam meurent durant ce voyage.

Au Kirghizstan, il perd sa mère. Lui et ses 2 sœurs sont placés dans l’orphelinat polonais de la ville de Tokmak. Cela leur permet de reprendre le chemin de l’école. Rapatriée en Pologne au printemps 1946, la famille s’installe à Szczecin, dans les «territoires recouvrés». Contraint de subvenir à ses besoins, Adam reprend ses études et devient ingénieur hydrologue.

En 1961, sa femme et lui s’établissent à Opole, en Silésie. Malgré son obstination à se qualifier de déporté dans ses CV, Adam fait une carrière brillante dans sa spécialité.