Henry Welch : Anéantissement de toute la famille

 

«Un jour du mois d’août 1945, une lettre est arrivée de Pologne, pour ma mère et ma tante. Ma mère est tout de suite allée la chercher à la délégation polonaise de Leninabad. C’était une lettre de sa sœur cadette, Sally, qui était resté à Łódź, avec ses parents.
Elle avait survécu.
Elle disait de façon très télégraphique que les parents étaient morts, ainsi que tous les membres de la famille… elle avait survécu et maintenant elle était de retour à Lodz. C’était une tragédie.
Cette lettre était la première qui arrivait à Leninabad et tout le monde voulait savoir ce qui se passait. Jusque-là nous n’avions pas réalisé que la guerre était finie, parce que, pour nous, rien n’avait changé. Il n’y avait pas de journaux, les seuls journaux étaient en russe et en tadjik et nous n’en voulions pas, de toute façon ce n’était que de la propagande!»

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Henry Welch, en 1946.
© Henry Welch