Henry Welch : Mort de sa petite cousine

 

«Pour moi le bébé était très important parce que c’était le seul être humain avec qui parler. Vous savez, les adultes ne se souciaient pas de moi. Les seuls moments où je pouvais rêvasser c’était quand je parlais au bébé. Je lui racontais toutes sortes d’histoires, je lui parlais du pays, des grands-parents et ainsi de suite. Mais… le bébé est mort.
Ma mère n’a pas été autorisée à aller aux funérailles. Mon oncle Sam a pris un jour de congé, il a construit une petite boîte en bois et y a mis le bébé. Nous avons transporté cette boîte dans la forêt et mon oncle a creusé une fosse… Et c’est à cet endroit que nous avons enterré la petite.
A partir de ce moment-là ma tante Ruth n’a plus jamais été la même.»

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Henry à Łódź, avant sa déportation.
© Henry Welch