Irina Tarnavska : Jeux, danses et chansons en déportation

 

Avec les enfants, ces voisins, vos sœurs, vous jouiez. Quels jeux faisiez-vous quand vous aviez du temps libre ?

 Il n’y avait pas d’endroit pour jouer. Dans la forêt peut-être. En été, on était très fatigué, on avait pas envie de jouer. Et l’hiver quand on allait à l’école, oui, je faisais du ski. Et après, quand on a grandi, on jouait. Voilà, à chat perché. Quand on avait 11-13 ans, plus peut-être, je ne me souviens pas bien. Le soir, à minuit il commençait à faire nuit, il n’y avait pratiquement pas de nuit, et donc vers 10 heures-11 heures on allait jouer un peu. Je me souvenais encore de mes jeux ukrainiens et on jouait à ces jeux-là. Et sinon, on avait pas d’autres jeux. C’était à l’époque où il y avait des garçons des filles, on était jeune, vous savez, on avait envie. 

Et y avait-il des danses, des soirées ?

Quand j’ai eu terminé la 7e, nous allions danser. Ils ont construit un club, à l’époque, et quelqu’un jouait de l’accordéon. On organisait donc des danses, il y avait parfois du cinéma. 

Et chantiez-vous ? Par exemple, y avait-il une chorale ? 

Oui, il y avait une chorale à l’école. J’ai même une photo. Je ne me souviens plus quelle fête c’était, sans doute au nouvel an, ou en mai, et je me souviens sur cette photo, on est habillé en habit russe et on chante.

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La chorale de l’école, en déportation
© Irina Tarnavska