Antanas Seikalis : Ses difficultés au retour

 

«J’ai beaucoup souffert avant de réussir à me caser. Je n’avais pas de propiska, le permis de résidence, vous savez, à ce moment-là il en fallait un, sans ce permis on ne pouvait pas vivre. Pendant une année entière, j’ai vécu dans des toilettes ! Elles ne fonctionnaient plus comme toilettes, naturellement ! Mais mon lit pliant était là et ma table aussi ! Et il fallait même payer un loyer pour ces toilettes ! J’étais renvoyé d’un travail à l’autre, je travaillais deux mois, un mois, et quand le KGB l'apprenait, il ordonnait  que je sois viré. Surtout il était important que je ne travaille pas avec les jeunes, ils disaient "virez ce sale type " !»

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Antanas Seikalis après son retour en Lituanie
© Antanas Seikalis