Iaroslav Pogarski : Contrée inconnue

 

La vieille Kalmyk

«Je suis tout seul dans cette étable, dans ce froid, le nez glacé, entre alors une vieille Kalmouke, vieille, pas lavée, grise, une Kalmouke sans dents. Les Kalmoukes en général ne sont pas belles, alors les vieilles Kalmoukes. Et je ne savais pas à l’époque qu’il y avait des gens au visage jaune ! Je ne le savais pas ! J’ai eu peur !

Je m’en souviens encore aujourd’hui. J’étais cloué sur place. Je ne pouvais pas la quitter des yeux, je n’avais jamais vu de telles personnes, je ne savais pas que cela existait.

Elle me regarde et me sourit. Je vois qu’elle tient quelque chose dans la main. J’étais affamé, et elle me tend ce qu’elle a dans la main. J’ai compris ensuite que c’était un petit morceau de tourteau, vous savez ce que c’est, on fait cela à partir des céréales, c’est ce qu’il reste, elle avait eu cela. J’ai eu tellement peur de cette Kalmouke, je m’en souviendrai toujours !»

Découvrir les bouleaux

«En avril, il y a encore beaucoup de neige, là-bas. C’est une zone de forêt et de steppe. Une forêt dense, avec des bouleaux blancs et des branches noires. C’est cette image-là que je vois, quand je ferme les yeux. 
Des bouleaux blancs, je n’en avais jamais vus. Chez nous, en Ukraine occidentale, il n’y en a pas. Je ne savais pas qu’il existait des arbres à l’écorce blanche.»  

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Iaroslav Pogarski à Pereiaslav (Ukraine), le 3 avril 2009
© Cercec & RFI


Tous les extraits :

  1. Peur d'enfants : la vieille Kalmouke
  2. Emerveillement : les bouleaux de Sibérie