Antanas Petrikonis : La vie au camp de Kengir

 

1. «C'était étrange là-bas, on nous a emmené, aligné. J’ai vu qu’ils rentraient du travail gris, couverts de poussière. Les colonnes serpentaient, l’une derrière l'autre, 250 personnes dans chaque colonne, en rangs par cinq, tous se tenait par les bras. On ne pouvait pas marcher comme on voulait, librement. Il fallait se tenir par les bras. Tous numérotés, les numéros brillaient en blanc, même s'ils étaient écrits en noir. Les visages tannés, je regardais et ils semblaient être tous asiatiques. Là-bas, il faisait très chaud l'été, et le vent tannait aussi. Les gens travaillaient à l'extérieur.»

2. «Au début, on nous a gardés là-bas en quarantaine, il était obligatoire d'y rester 20 jours. Il y avait des Lituaniens qui venaient et demandaient : d'où, pourquoi, comment. Nous avons immédiatement rejoint l'activité clandestine. L'organisation clandestine là-bas était solide. On m'a présenté, demandé d'où je venais, pour quelle raison, comment. J'ai dit que j'étais partisan, capturé et arrêté. J'ai gagné grâce à cela une plus grande confiance. Nous nous sommes joints toute de suite à la lutte.»

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Antanas (à gauche) en 1956
© Antanas Petrikonis


Tous les extraits :

  1. La vie au camp de Kengir et les autres prisonniers
  2. La vie clandestine au camp de Kengir