Placid Karoly Olofsson : Libres!!

 

Nous avons fait nos adieux aux policiers. Ils nous ont emmenés à la gare. Nous avons présenté nos papiers au guichet pour qu’ils soient tamponnés. C’est là où nous nous sommes posés la question : « comment peut-on vivre comme ça ? Sans chien de garde, ni soldat armé à côté de nous… ». Vous savez, en 10 ans, on prend l’habitude de cet autre type de vie. On se sentait tout nu. Et nous nous sommes dit, les six : « parlons en russe… parce que dans le train, ils vont nous poser des questions. » Nous étions habillés comme des prisonniers russes. Mais ensuite, quand nous sommes arrivés à Debrecen… il faisait nuit, on était le 25 novembre et à cette période, il fait noir dés 3-4 heures. Là, nous nous sommes dit : « on va quand même parler hongrois parce que si dans le noir, quelqu’un nous file une grosse baffe, c’est parce qu’il croira que nous sommes russes.

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Le père Placid Karoly Olofsson
© Placid Karoly Olofsson