Anna Kovaltchouk-Tarassova : L'arrestation et la déportation

 

«On n’a pas vécu longtemps comme cela. Ils sont arrivés, “Rassemblez-vous” et on y est allé. Les enfants ont été mis sur une charrette, toute une charrette avec que des enfants, et on nous a conduits. On nous a conduits pire que comme des chiens. Dans ces wagons, ces wagons de marchandises, tous les uns sur les autres, il y avait des genres de châlits, des planches, et tous, les uns à côté des autres, nous dormions ainsi, toute la journée nous étions assis et étendus, et on nous a conduits très longtemps. Où ? dans le nord, dans la région d’Arkhangelsk, après on l’a renommée la région de Vologda, mais c'est la même chose. On nous a conduits longtemps, très longtemps. On a souffert, il n’y avait pas de toilettes, on se tenait au milieu, des hommes et des femmes, des enfants et des vieux, pire que des chiens, affamés et frigorifiés, et finalement on nous a amenés dans le village de Privodino, dans la Dvina du nord, là où il y a une anse.»

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Anna Kovaltchouk-Tarassova, en 2010.
© Anna Kovaltchouk-Tarassova