Les autres : Souvenirs d'Antanas Seikalis

 

«Le contingent le plus important était constitué d'Ukrainiens, puis de Russes, parfois c’était les Lituaniens qui occupaient la deuxième place. Puis il y avait des Biélorusses, des ex-prisonniers de guerre, des Français, qui sont presque tous morts, des Allemands, des Japonais et ainsi de suite ! Il y avait même des Indiens, des Américains, des Anglais et des Turcs ! Il y avait tellement de nationalités que j’en ai constitué une liste. Il y avait aussi des Juifs, en nombre très important, des célébrités, parmi lesquels de nombreux spécialistes dans différents domaines.
Disons que j’étais dans un camp pour prisonniers politiques où les gens ne se bagarraient pas. Vous savez, dans ce camp, si j’avais perdu trois ou quatre kilos d’or, celui qui les aurait trouvés me les aurait rendus. La vie quotidienne n’était pas très difficile, mais moralement, elle l'était.»

Vous devez installer Flash Player pour lire ce média.

Antanas Seikalis à Vilnius, le 24 juin 2009.
© CERCEC & RFI