Mort de Staline : Antanas Seikalis se souvient

 

«Le jour de l’enterrement de Staline, on ne nous a pas conduits travailler. On nous a tous rassemblés sur la place centrale du camp et à midi pile on nous a ordonné d’enlever les chapeaux. Il faisait encore froid.

Et au milieu de nous il y avait des Polonais. Ils étaient cachés par d’autres détenus. Ils ont enlevé leurs chapeaux et ont commencé à les envoyer en l’air. Mais ils ne savaient pas qu’il y avait un capitaine du KGB qui surveillait tout le monde du mirador. Il a vu ce qui s’était passé mais il ne savait pas qui c’était.

Pendant très longtemps personne n’a été puni. Mais quinze jours plus tard, ils nous ont interrogés un par un. Personne n’a donné les Polonais. En tout cas on a bien ri, quand ils ont commencé à lancer leurs chapeaux en l’air, pour célébrer l’événement. Je me souviendrai de l’enterrement de Staline ! Ce sont de bons souvenirs, somme toute.»

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Antanas Seikalis, après son retour en Lituanie.
© Antanas Seikalis